Sept enfants sauvés, encore cinq à secourir

Sept enfants sauvés, encore cinq à secourir

Cinq garçons ont été extirpés de la grotte où ils étaient coincés depuis le 23 juin, ce lundi. Ils s'ajoutent aux 4 autres rescapés extraits dimanche.

La deuxième opération d'évacuation des enfants coincés depuis plus de deux semaines dans une grotte inondée en Thaïlande a débuté lundi. Quelques heures après, trois autres garçons ont été extraits, selon plusieurs sources. Il en reste donc encore cinq à secourir, plus leur entraîneur, au deuxième jour de l'opération de sauvetage. «Dans quelques heures, nous aurons de bonnes nouvelles» à annoncer, avait auparavant assuré M. Osottanakorn, habituellement très prudent. Le chef de la junte au pouvoir en Thaïlande depuis un coup d'Etat en 2014, le général Prayut Chan-O-Cha, est attendu sur place dans l'après-midi.

La Thaïlande tout entière espérait une issue heureuse pour les enfants et leur entraîneur de 25 ans bloqués depuis le 23 juin dans la grotte de Thuam Luang, dans le nord de la Thaïlande. La saga passionne aussi les médias étrangers qui ont envoyé des centaines de journalistes sur place.

La pluie de mousson menaçant d'inonder ce réseau souterrain complexe, long d'une dizaine de kilomètres, constitue le principal défi pour les sauveteurs qui redoutent de nouvelles précipitations avant la sortie de tout le groupe.

 

Tout le monde va bien

L'équipe de football des «Sangliers sauvages», 12 garçons de 11 à 16 ans et leur jeune entraîneur, avaient passé neuf jours dans les tréfonds de la grotte avant que deux plongeurs britanniques ne réussissent à les rejoindre en début de semaine dernière. Emaciés mais en vie, ils étaient perchés sur un promontoire, à plus de quatre kilomètres de l'entrée de la grotte.

Dimanche, quatre garçons ont revu la lumière du jour, grâce à des plongeurs expérimentés qui les ont guidés le long d'un parcours tortueux, marqué par des portions inondées et étroites, en particulier un passage très difficile à franchir dans lequel il faut se faufiler et qui est le cauchemar de la cellule de crise.

Baptisés par les réseaux sociaux «Sangliers sauvages 1, 2, 3 et 4», les quatre garçons, hospitalisés, vont bien, a précisé Narongsak Osottanakorn, même s'ils sont «tenus à l'écart» de leurs parents, afin d'éviter qu'ils ne soient contaminés, vu leur état de faiblesse. «Les médecins envisagent de permettre aux familles de leur rendre visite, mais séparés par une vitre», a-il dit.

 

Replacer des bouteilles d'oxygène

Les équipes de plongeurs ont dû se reposer entre les deux évacuations et replacer des bouteilles d'oxygène le long du parcours, d'où l'intervalle entre les deux évacuations. «Nous avons travaillé toute la nuit», a déclaré à l'AFP un responsable de l'administration de la province de Chiang Rai, confirmant qu'il n'y avait eu qu'une pause dans l'opération d'extraction elle-même.

Outre les embûches le long du parcours de plongée, la situation est compliquée par le fait qu'une bonne partie des enfants ne savent pas nager et qu'aucun n'a jamais fait de plongée. Un ancien plongeur de la marine thaïlandaise y a laissé la vie, témoignant de la très grande difficulté de l'entreprise, même pour des professionnels.

Le manque d'espace ajoute aussi à la complexité des opérations alors que les sauveteurs doivent placer suffisamment de bouteilles d'oxygène sur le parcours de sortie. Des ambulances sont arrivées lundi matin près de l'entrée de la grotte. Les hordes de journalistes accourus des quatre coins de la Thaïlande et de la planète sont tenus à l'écart de la grotte, de même que de l'hôpital de Chiang Rai où les quatre rescapés ont été placés en observation.

 

 

 

Source: 20 Minutes