Viol au «36»: policiers condamnés à 7 ans ferme

Viol au «36»: policiers condamnés à 7 ans ferme

Les deux agents de la BRI ont écopé jeudi de sept ans de prison ferme pour avoir agressé sexuellement une touriste canadienne dans leur bureau en 2014.

La cour d'assises de Paris a condamné jeudi à sept ans de prison deux policiers accusés du viol d'une touriste canadienne au 36 Quai des orfèvres en avril 2014. Les deux hommes, qui ont été menottés, devront verser 20'000 euros de dommages et intérêts à la victime.

Les policiers «ont été reconnus coupables du viol en réunion» de la touriste, a déclaré le président de la cour d'assises, Stéphane Duchemin. Ce verdict est conforme aux réquisitions de l'avocat général.

La cour a été «convaincue» par «les déclarations constantes de la victime» et par «les éléments scientifiques et techniques», dont les expertises ADN et les analyses de la téléphonie, a ajouté le président.

La cour a également pris en compte «la particulière gravité des faits» à l'encontre d'une jeune femme sous l'influence de l'alcool et le «lieu de commission des faits», les locaux du «36», qui étaient alors le siège de la police judiciaire.

La cour a ordonné l'inscription de ces deux ex-policiers de la prestigieuse BRI (brigade de recherche et d'intervention) au fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes.

 

Pas un regard

L'un des policiers a éclaté en larmes à l'énoncé du verdict, dans une salle d'audience remplie de collègues qui semblaient assommés par cette décision et sont restés assis de longues minutes. Pendant toute la lecture de l'arrêt, la victime, assise droite sur son banc, n'a pas eu un regard vers les accusés à sa gauche.

La Canadienne avait rencontré ces deux fonctionnaires dans un pub, situé en face du «36», où l'ambiance était au flirt et où l'alcool coulait à flot. Ils s'étaient ensuite rendus au siège de la police judiciaire.

A 00h40, à son arrivée devant le célèbre bâtiment, la jeune femme, alors âgée de 34 ans, marchait en titubant, était joyeuse. Mais à 2h, en état de choc, elle dénonçait un viol collectif. Les accusés ont toujours clamé leur innocence.

 

 

Source: 20 Minutes