Employés de la Ville payés pour aller voir les JOJ

Employés de la Ville payés pour aller voir les JOJ

La Municipalité propose à tous ses employés de se rendre à une compétition sur leur temps de travail. Un sur cinq en a profité.

Aller normalement au bureau ou assister à la petite finale de hockey des JOJ tout en étant payé? Voilà le dilemme auquel les collaborateurs de la Ville de Lausanne ont été confrontés ces dernières semaines. Pour fêter dignement la tenue des Jeux olympiques de la jeunesse sur son sol, la Municipalité a décidé d'offrir à tout son personnel la possibilité de prendre trois heures de congé afin de se rendre à une épreuve à la Vaudoise Aréna, parmi quatre propositions. Deux d'entres elles ont lieu en journée la semaine, et les deux autres le samedi.

L'idée a eu du succès puisque 1000 employés se sont inscrits pour en profiter, sur un total de 5500. Peut-être l'apéritif offert sur place par la Commune a-t-il convaincu des indécis. «Il s’agit de permettre au personnel de l’administration lausannoise, qui a accompagné le projet, de participer aussi à la ferveur des JOJ2020», explique le syndic Grégoire Junod. 

Anticipant les réactions sceptiques dans une ville endettée à hauteur de 2 milliards de francs, le socialiste précise que le geste «ne coûte pas un franc au contribuable» puisque l'opération se fera via le compteur d'heures supplémentaires des collaborateurs, qui sera simplement crédité. «Il n’y a pas lieu d’en faire une polémique», selon lui.

 

L'équivalent d'un an de boulot

Reste que le coût indirect n'est pas nul. Les trois quarts des employés ont opté pour un match en semaine, représentant 2250 heures de travail offertes. Soit l'équivalant de plus d'une année de travail pour un employé à plein temps. A la louche, cela vaut environ 120'000 francs. Ceux qui ont choisi un match le samedi n'auront, eux, pas de compensation.

Les services de l'administration ont toutefois reçu pour consigne de s’organiser pour assurer les prestations. Les Lausannois ne devraient donc pas spécialement remarquer les absences des salariés.

 

 

Source: 20 Minutes